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Les 4 constituants du bien-être

méditation-de-pleine-conscience-et-bien-êtreRichard Davidson, professeur de psychologie et de psychiatrie est le fondateur et directeur du Center for Healthy Minds de l’Université du Wisconsin à Madison. Grand spécialiste des émotions et de l’épanouissement humain, il a été l’un des premiers à s’intéresser aux effets de la méditation de pleine conscience sur le cerveau et la santé.  

Je partage avec vous cette conférence ( mars 2016 )  qui a comme thème  les 4 ingrédients du bien -être psychologique 

 

 

 

  •  Résilience / la capacité à se rétablir face à l’adversité

Nous pouvons  aujourd’hui mesurer dans le cerveau les paramètres qui induisent les mécanismes de résilience et les individus qui montrent une plus rapide capacité à revenir à leur seuil sont des personnes qui connaissent des niveaux de bien -être supérieurs parce qu’elles  sont protégées des conséquences néfastes des aléas de la vie . La question soulevée par le chercheur  : la méditation de pleine conscience peut- elle consolider ces circuits neuronaux de la résilience ? oui  mais seulement après de longues heures de pratique …Contrairement aux autres composantes du bien- être, celle là demande de la persévérance. 

  • Perspective/ la capacité à voir le positif chez quelqu’un ou dans une situation

Nous connaissons désormais les circuits neuronaux qui sous-tendent  cette capacité de mise en perspective et nous savons aussi que parmi les gens dépressifs, cette capacité existe mais ne dure pas. Elle est transitoire. La méditation de pleine conscience et plus précisément des pratiques de type metta ( amour bienveillant ) peut activer ces circuits. 

  • Attention 

Richard Davidson se réfère à cette étude de l’université de Harvard  » a wandering mind is an unhappy mind  » ( un esprit vagabond n’est pas un esprit heureux  ) qui révèle que nous sommes inattentifs 74 % de notre temps » et il cite le célèbre psychologue américain  William James «  La faculté de ramener volontairement notre esprit vagabond est la racine même de notre caractère et de notre volonté  et une éducation qui tendrait à améliorer cette capacité serait l’Education par excellence »   Si William James avait eu plus de connaissance des traditions contemplatives, conclut RD , il aurait su instantanément à quel point elles peuvent être un véhicule pour travailler son attention.

  • Générosité 

Il  y a désormais pléthore d’études scientifiques qui montrent que quand des individus s’engagent dans des comportements altruistes, ils activent des circuits neuronaux qui entretiennent le bien- être et cette activation est bien plus probante que d’autres activation issus de comportements positifs. 

 

 

 

APPRENDRE LA MEDITATION AVEC LE PROGRAMME MBSR

Diplôme Universitaire Médecine Méditation Neurosciences de Strasbourg

8eme édition du  DU Médecine, Méditation Neurosciences de l’Université de Strasbourg.

dec 2019 – Janv 2020

J’ai eu l’immense opportunité de faire partie de cette 8eme édition du Diplôme Universitaire « Médecine, Méditation, Neurosciences » mis en place par l’Université de Strasbourg et organisé chaque année dans le cadre de la formation continue des médecins et chercheurs, toutes disciplines confondues désirant s’initier à la méditation, en explorer le champ scientifique ainsi que les pistes thérapeutiques.

N’étant ni médecin, ni chercheuse, j’enseigne le programme MBSR à Paris depuis 6 ans et ce DU fait partie du parcours de formation des instructeurs C’est à ce titre que ma candidature a été retenue.

Nous voilà donc 57 en tout, venus de toute la France,  au plus fort des grèves, réunis pour l’occasion au Mont Saint Odile, lieu magique , sous plein d’aspects. Expérience inédite pour la plupart d’entre nous. Beaucoup des participants découvraient la méditation pour la première fois.

A l’origine de ce Diplôme Universitaire pas comme les autres le Pr Jean Gérard Bloch. Rhumatologue, directeur des enseignements de l’Université, passionné de sciences et méditant assidu, l ‘un des premiers médecins à mettre en avant le rôle que peut jouer la méditation pour la santé.

A ses côtés pour co -animer la pratique méditative proposée tout le long de ce séminaire, Erick Rienner, pratiquant assidu de méditation et excellent pédagogue.

 
Au programme : 
La conscience peut-elle être un objet de science? Quel lien établir entre Bouddhisme et sciences de la nature ? Méditation, stress et monde moderne. Neurophysiologie de l’attention. Méditation et plasticité cérébrale. Compassion et neurosciences. Epigénétique et méditation. Le modèle psycho-neuro-endocrino-immunologique, les échelles d’évaluation de la pleine conscience. 

Ce DU s’est effectué en 2 temps: 
Semaine 1 – décembre 2019 
Semaine 2- Janvier 2020 

Moments  de pratique et de partage alternant avec une partie théorique ( liste des intervenants ci -dessous )  
Chaque matin une méditation marchée à  7 h 30 , précédée d’une méditation assise en intérieur.  Voilà comment commençaient nos journées.

Meditation et recherches scientifiques
Mont Saint Odile Dec 2019 © E Degrave

Les intervenants : 

 Patricia TASSI Professeur en psychologie clinique.
«Qu’est ce qui fait que nous comprenons les choses différemment? »

Michel ODOUL.
Les liens corps-esprit dans la médecine traditionnelle chinoise. 

Jean Yves LELOUP 
Qui étaient les thérapeutes d’Alexandrie ? 

Christian BONAH.
Histoire de la médecine occidentale et des liens corps-esprit. 
Histoire et épistémologie des sciences 

Jean Marie LUMINOR
Le cerveau humain à la lumière de la morphologie évolutive.

Jean Philippe LACHAUX, neurobiologiste. INSERM Lyon 
Qu’est ce qu’un cerveau attentif ?

Antoine LUTZ, neurobilogiste, INSERM lyon
Neuroplasticité cérébrale et changements neuro anatomiques induits par la méditation. Méditation et régulation de la douleur.  

Perla KALIMAN dr en biochimie 
Comment notre ADN devient-elle sensible à notre environnement? Epigénétique et méditation.  

Pr Tania Singer .  Directrice du département de neurosciences sociales de l’Institut  Max Planck à Leipzig. 
Méditation et compassion 

Pr Michel Bitbol, chercheur en philosophie des sciences 
Méditation Littérature et philosophie
Le bouddhisme et la science
Le bouddhisme et la physique quantique 

Pr Jean Gérard Bloch, 
La pratique phénoménologique
Le programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience
Les fondements de l’enseignement Unité dans la Dualité 

Pr Gilles Bertschy
Sommaire des études cliniques sur la méditation de pleine conscience 

 

 

 

 

 

 

Ce qu’est et ce que n’est pas la méditation de pleine conscience

 

   

On prête moult vertus à la méditation de Pleine conscience. Mais que cache ce sponsoring débridé ? Est-ce la réalité ? Réponse de Geneviève Hamelet, présidente de l’Association pour le Développement de la Mindfulness en France, qui balaie de nombreuses idées reçues.
 

De nos jours, la méditation de Pleine conscience s’invite partout, sur nos smartphones, dans les librairies, les hôpitaux, les open spaces… Est-ce une pratique contemporaine ? 

Pas du tout ! C’est le Bouddha qui en a parlé pour la première fois. Pour lui, l’entraînement de la conscience était, en soi, un chemin complet vers l’Éveil. L’un de ses premiers enseignements, qui est retranscrit dans le grand sutra (1) « Satipatthana » (en pali) sur les quatre fondements de l’établissement de la Pleine conscience, également appelé parfois « Les quatre placements de l’attention », y fait référence. C’est pourquoi cette pratique est présente dans toutes les écoles bouddhistes, le Theravada, le Mahayana et le Vajrayana. Elle prend simplement des formes et des noms différents selon les cultures et les traditions.

En quoi consiste la Pleine conscience ?

Avant d’expliquer ce qu’est cette méthode, revenons d’abord sur ce terme. Le mot d’origine, pali, a été successivement traduit en anglais par « mindfulness », puis en français par « Pleine conscience », et désormais, de plus en plus souvent, en France, par « présence attentive » ou « présence consciente ».
En Occident, c’est Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, enseignant et docteur en biologie moléculaire, qui après avoir découvert et pratiqué la pleine conscience avec plusieurs maîtres dont le Coréen Seung Sahn, dans les années 70, a développé le premier, en 1979, la MBSR, une méthode de réduction du stress basée sur la Pleine conscience. Pour lui, la Pleine conscience opère à partir du moment où l’on pose son attention sans jugement sur l’expérience qui se déploie, dans l’instant présent. Le support de l’attention peut être un objet interne ou externe : notre respiration, une partie de notre corps, une statue ou même un caillou. Cette approche, centrée sur le moment, favorise la construction d’une nouvelle attitude à l’égard des pensées, émotions, et comportements, et évite à ceux qui la pratiquent de développer des ruminations négatives qui génèrent des états d’esprit faits de tristesse, d’angoisse, de peur et de mal-être.

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