Archives du mot-clé Santé

Bruce Lipton – Epigénétique et stress

Si les liens corps-esprit est un sujet qui vous passionne,  écoutez cette interview de Bruce Lipton, chercheur à l’Université de Stanford ( USA), auteur de La biologie des croyances  et réalisée par Anne Ghesquière.

apprendre-la-méditation-Paris centre

Comment la biologie cellulaire fait la part belle aujourd’hui aux théories de l’épigénétique ? Comment la conscience d’un individu et la façon dont il perçoit la vie définissent sa biologie beaucoup plus que ses gênes et son ADN ? Comment les hormones du stress inhibent notre système immunitaire et influencent nos pathologies ? 1 % de nos maladies serait lié aux gênes et 90 % à nos modes de vie et au stress, nous di-t-il . Et aussi comment l’effet placebo ( et son contraire l’effet nocebo) conduit à une réalité chimique dans notre corps ? 

C’est absolument passionnant à écouter et  surtout très clair…merci à BL pour cette limpidité. 

ECOUTER LE PODCAST  ( durée 1h 19 mn ) 

 

apprendre-à-méditer-pour -réduire-son -stress

L’occasion aussi de découvrir cette collection de podcasts bien sympa. On y parle de méditation, de conscience, de philosophie, de sciences…   Métamorphose, éveille ta conscience !

Diplôme Universitaire Médecine Méditation Neurosciences de Strasbourg

8eme édition du  DU Médecine, Méditation Neurosciences de l’Université de Strasbourg.

dec 2019 – Janv 2020

J’ai eu l’immense opportunité de faire partie de cette 8eme édition du Diplôme Universitaire « Médecine, Méditation, Neurosciences » mis en place par l’Université de Strasbourg et organisé chaque année dans le cadre de la formation continue des médecins et chercheurs, toutes disciplines confondues désirant s’initier à la méditation, en explorer le champ scientifique ainsi que les pistes thérapeutiques.

N’étant ni médecin, ni chercheuse, j’enseigne le programme MBSR à Paris depuis 6 ans et ce DU fait partie du parcours de formation des instructeurs C’est à ce titre que ma candidature a été retenue.

Nous voilà donc 57 en tout, venus de toute la France,  au plus fort des grèves, réunis pour l’occasion au Mont Saint Odile, lieu magique , sous plein d’aspects. Expérience inédite pour la plupart d’entre nous. Beaucoup des participants découvraient la méditation pour la première fois.

A l’origine de ce Diplôme Universitaire pas comme les autres le Pr Jean Gérard Bloch. Rhumatologue, directeur des enseignements de l’Université, passionné de sciences et méditant assidu, l ‘un des premiers médecins à mettre en avant le rôle que peut jouer la méditation pour la santé.

A ses côtés pour co -animer la pratique méditative proposée tout le long de ce séminaire, Erick Rienner, pratiquant assidu de méditation et excellent pédagogue.

 
Au programme : 
La conscience peut-elle être un objet de science? Quel lien établir entre Bouddhisme et sciences de la nature ? Méditation, stress et monde moderne. Neurophysiologie de l’attention. Méditation et plasticité cérébrale. Compassion et neurosciences. Epigénétique et méditation. Le modèle psycho-neuro-endocrino-immunologique, les échelles d’évaluation de la pleine conscience. 

Ce DU s’est effectué en 2 temps: 
Semaine 1 – décembre 2019 
Semaine 2- Janvier 2020 

Moments  de pratique et de partage alternant avec une partie théorique ( liste des intervenants ci -dessous )  
Chaque matin une méditation marchée à  7 h 30 , précédée d’une méditation assise en intérieur.  Voilà comment commençaient nos journées.

Meditation et recherches scientifiques
Mont Saint Odile Dec 2019 © E Degrave

Les intervenants : 

 Patricia TASSI Professeur en psychologie clinique.
«Qu’est ce qui fait que nous comprenons les choses différemment? »

Michel ODOUL.
Les liens corps-esprit dans la médecine traditionnelle chinoise. 

Jean Yves LELOUP 
Qui étaient les thérapeutes d’Alexandrie ? 

Christian BONAH.
Histoire de la médecine occidentale et des liens corps-esprit. 
Histoire et épistémologie des sciences 

Jean Marie LUMINOR
Le cerveau humain à la lumière de la morphologie évolutive.

Jean Philippe LACHAUX, neurobiologiste. INSERM Lyon 
Qu’est ce qu’un cerveau attentif ?

Antoine LUTZ, neurobilogiste, INSERM lyon
Neuroplasticité cérébrale et changements neuro anatomiques induits par la méditation. Méditation et régulation de la douleur.  

Perla KALIMAN dr en biochimie 
Comment notre ADN devient-elle sensible à notre environnement? Epigénétique et méditation.  

Pr Tania Singer .  Directrice du département de neurosciences sociales de l’Institut  Max Planck à Leipzig. 
Méditation et compassion 

Pr Michel Bitbol, chercheur en philosophie des sciences 
Méditation Littérature et philosophie
Le bouddhisme et la science
Le bouddhisme et la physique quantique 

Pr Jean Gérard Bloch, 
La pratique phénoménologique
Le programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience
Les fondements de l’enseignement Unité dans la Dualité 

Pr Gilles Bertschy
Sommaire des études cliniques sur la méditation de pleine conscience 

 

 

 

 

 

 

Yasmine Lienard, psychiatre. Ce que la méditation m’a appris

Méditation et santé Yasmine Liénard : « La méditation m’a appris que le mal-être ne se guérit pas avec la tête mais avec le corps »

Article publié dans Le Monde  du 30 /07/2019

La psychiatre explique  comment et pourquoi elle a introduit la méditation dans le champ de la médecine afin d’accorder une place plus grande aux émotions et aux sensations corporelles des patients.

Tribune. J’ai découvert la méditation alors que j’étais en train d’effectuer mon clinicat à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. En concentrant mon attention sur mon souffle et mon corps comme la pleine conscience m’y invitait, j’ai ressenti des bienfaits sur mon état de stress et mes relations professionnelles ou personnelles. Ce fut pour moi un choc, un réveil à ma vraie nature, à quelque chose que je connaissais déjà mais que j’avais enfoui au nom de mes diktats personnels de réussite, de performance, et qui créaient cette souffrance que je ne pouvais nommer.

Lire l’article complet 

Méditation et caution du monde médical

Article paru dans Le Monde du 14 janv 2019 

Jean-Gérard Bloch, pionnier de la méditation thérapeutique

Créateur à Strasbourg du premier diplôme universitaire « médecine, méditation et neurosciences », ce rhumatologue milite pour que la pleine conscience soit exploitée médicalement.

programme MBSR

« Connaître la nature humaine. » Telle était l’ambition du jeune Jean-Gérard en entamant ses études de médecine à l’université de Strasbourg, dans les années 1980. « A cette époque, je fus à la fois satisfait et déçu. Car, si l’enseignement était passionnant, il manquait une certaine unité dans le lien corps-esprit », reconnaît aujourd’hui le docteur Bloch, la voix grave et posée. Ce manque, il le comblera en partie avec la méditation. « Je l’ai étudiée et pratiquée pendant plus de vingt ans et, petit à petit, je l’ai intégrée dans ma profession. En constatant à quel point la méditation avait changé ma vie, ouvert non seulement l’esprit mais le cœur aussi, j’ai voulu en faire profiter mes patients et les professionnels de santé. » Ce spécialiste en rhumatologie décide alors de développer une approche de médecine intégrative à l’hôpital et à l’université de Strasbourg. Convaincu des bienfaits de la méditation thérapeutique, il crée en 2012 le premier diplôme universitaire (DU) « médecine, méditation et neurosciences » en France, avec le professeur Gilles Bertschy, psychiatre, et le soutien du professeur Jean Sibilia, doyen de la ­faculté de médecine de Strasbourg. Il doit pour cela braver obstacles et préjugés. Si certains collègues avaient froncé les sourcils à l’annonce de ce DU inédit, pour le professeur Sibilia, les réticences étaient essentiellement dues à « un manque de connaissance et de ­curiosité de la part de confrères qui ont une ­vision assez traditionnelle de la médecine ».Jean-Gérard Bloch tente alors de les rassurer en insistant sur le fondement scientifique et laïque de la méditation thérapeutique. Et, s’il a convié le dalaï-lama en 2016 à l’université de Strasbourg pour un dialogue avec des scientifiques, c’est parce que « c’est l’homme de savoir et de sciences que nous avons invité, pas le chef politique ni le guide spirituel », insiste le médecin, qui rappelle que le leader tibétain participe à des rencontres scientifiques dans le monde entier. « Le dalaï-lama reconnaît lui-même que la méditation peut être détachée de tout système de croyance, car c’est une exploration et une science interne de l’esprit », ajoute-il.

Continuer la lecture de Méditation et caution du monde médical

Presse : Méditation et Santé

.

.Le Figaro -Sept 2016 :
« La méditation peut-elle contribuer au « bien vieillir » ?
La méditation serait associée à une amélioration des capacités cognitives, principalement l’attention et les fonctions exécutives, mais aussi la mémoire, qui sont les fonctions les plus sensibles à l’âge.

. Le Monde -Avril 2015 
Dépression : la méditation, une alternative aux antidépresseurs en cas de rechute 
Les thérapies fondées sur la « méditation de pleine conscience » ( type MBCT Mindfulness Based Cognitive Therapy ou Thérapie Cognitive basée sur la Pleine Conscience ) sont une « alternative » aussi efficace que les traitements standard avec antidépresseurs contre les rechutes dépressives, selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet

. Le Nouvel Observateur  -Janvier 2014 
Dossier : Guérir par la pensée (PdF 5,3 Mo)

. L’Express – Mai 2013  
>L’anxiété. Comment en sortir? Les conseils du gourou de l’Amérique : Pr Jon Kabat- Zinn ( PDF) Continuer la lecture de Presse : Méditation et Santé

Quels sont les effets de la méditation pleine conscience sur le cerveau ? 20/02/16 Science Post

meditation-mbsr-mediter-paris-boulogneSouvent sollicitée pour ses vertus thérapeutiques liées au stress, la méditation pleine conscience ne cesse de fasciner le monde scientifique. Mais cette pratique fonctionne-t-elle réellement ? Une équipe de chercheurs de l’université Carnegie Mellon aux États-Unis aurait démontré que la méditation augmente des connectivités dans le cortex préfrontal et diminue le taux d’interleukine 6, connue comme le biomarqueur de l’inflammation.

Étape fondamentale du bouddhisme, la méditation pleine conscience a été importée aux États-Unis dans les années 50 où elle a trouvé plusieurs applications en psychologie et en thérapie comportementale. Vantée pour ses bienfaits contre le stress et la dépression, cette pratique consiste à se focaliser sur le moment présent et à analyser les sensations ressenties. Comment cela fonctionne-t-il ?

Pour y répondre, David Creswell, co-auteur de la publication, et son équipe de chercheurs ont mené une étude auprès de 35 personnes en recherche d’emploi avec un niveau de stress élevé. Les volontaires ont été séparés en deux groupes : une partie a suivi un entraînement à la méditation pleine conscience pendant trois jours, tandis que l’autre n’a pratiqué que de la relaxation classique. Les 35 personnes ont été soumises à un scanner cérébral au repos, 5 minutes avant et après l’entraînement. Des prélèvements sanguins ont également été effectués avant le programme puis quatre mois après.

Un changement structurel cérébral

Bien que la cohorte semble de petite taille, les résultats obtenus sont intéressants. La méditation pleine conscience semble avoir des effets sur la structure du cerveau. En effet, les scanners effectués chez les personnes ayant pratiqué la méditation pleine conscience révèlent une augmentation des connectivités dans le cortex préfrontal dorso-latéral. Cette zone est connue pour être impliquée dans l’attention et les fonctions exécutives, qui contrôlent le comportement. Le groupe de relaxation ne présente pas ces changements.

Par ailleurs, les tests sanguins montrent une réduction du taux d’interleukine-6, un biomarqueur de l’inflammation, chez les méditants. Ces résultats confirment donc le rôle que joue la méditation pleine conscience dans la capacité du cerveau à réorganiser les réseaux neuronaux. « Nous pensons que ces changements au niveau cérébral fournissent un marqueur neurobiologique d’un meilleur contrôle exécutif et d’une meilleure résistance au stress, de telle manière que la méditation pleine conscience améliore la capacité du cerveau à nous aider à gérer ce stress », estime David Creswell.

La méditation pleine conscience semble donc faire autant de bien au corps qu’à l’esprit. Et comme le disait le célèbre violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin, « Il n’est pas nécessaire de méditer au nom de Jésus, de Bouddha ou de qui que ce soit. Il suffit de méditer, tout simplement. Méditer. » De quoi enfin tous nous motiver.

Par Dylan Beiner-Molière

Lire l’article complet paru sur Science Post le 20 février 2016

Le bon karma de la méditation Grazia (février 2016)

sylvie chabas meditation pleine conscience centre Qee Paris Boulogne

Méditer n’est définitivement plus une activité réservée aux hippies et aux hipsters. Tout le monde s’y met. Et chaque jour un peu plus…

En août, ils ont dû refuser plusieurs centaines de personnes, la ferme urbaine perchée sur un toit-terrasse de Brooklyn étant pleine à craquer. En septembre, la rencontre était organisée sur un bateau amarré sur l’Hudson, il a fallu encore frustrer quelque 700 personnes inscrites sur liste d’attente pour que l’embarcation ne coule pas. Même embrasement début décembre dans l’auditorium de la New York Society for Ethical Culture. Le Big Quiet, un happening en silence et en tailleur, n’a pas un an, mais chacune de ses manifestations affiche complet. La méditation est en train de conquérir l’Ouest.

En février 2015, le magazine Time consacrait sa une à cette discipline introspective en la présentant comme une vraie révolution. Un an plus tard, c’est un raz de marée, « une lame de fond« , confirme Sylvie Chabas qui mène des méditations de pleine conscience (ou Mindfulness) au centre Qee à Paris.

Article paru dans Grazia rédigé par julie Lastérade  et auquel j’ai participé