Archives pour la catégorie Publications et actualités

Yasmine Lienard, psychiatre. Ce que la méditation m’a appris

Méditation et santé Yasmine Liénard : « La méditation m’a appris que le mal-être ne se guérit pas avec la tête mais avec le corps »

Article publié dans Le Monde  du 30 /07/2019

La psychiatre explique  comment et pourquoi elle a introduit la méditation dans le champ de la médecine afin d’accorder une place plus grande aux émotions et aux sensations corporelles des patients.

Tribune. J’ai découvert la méditation alors que j’étais en train d’effectuer mon clinicat à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. En concentrant mon attention sur mon souffle et mon corps comme la pleine conscience m’y invitait, j’ai ressenti des bienfaits sur mon état de stress et mes relations professionnelles ou personnelles. Ce fut pour moi un choc, un réveil à ma vraie nature, à quelque chose que je connaissais déjà mais que j’avais enfoui au nom de mes diktats personnels de réussite, de performance, et qui créaient cette souffrance que je ne pouvais nommer.

Lire l’article complet 

Cecilia Berder : méditer et reprendre les rênes.

Cécilia Berder : avec la méditation, « ma progression sportive a été phénoménale »

Mindfulness Based Stress Reduction Croyants ou pas, ils sont nombreux à consacrer chaque jour un temps à la méditation. Effet de mode ou vague de fond ? Chaque semaine, l’un de ces aventuriers de l’intime nous raconte pourquoi il médite. Troisième volet de notre série : l’escrimeuse Cécilia Berder, championne du monde de sabre par équipes aux Mondiaux 2018.

J’ai commencé la méditation à une époque où je sentais que je devais passer un cap.

Lire l’article / Le Monde du 97 juillet 2019 

 

Thierry Marx et la méditation

Thierry Marx : « La méditation m’aide à savoir ce qui me correspond dans mon métier de chef »

Chef doublement étoilé et créateur d’écoles de cuisine gratuites pour les jeunes éloignés de l’emploi, il raconte pourquoi il médite.

débuter la méditation avec le programme MBSR J’ai commencé à méditer il y a une vingtaine d’années, par besoin de solitude et de silence. Je viens d’une extraction sociale très modeste où la confrontation était la règle, on ne m’aurait jamais parlé de yoga ou de méditation. J’ai d’abord fait des démarches vers la prière, mais je n’étais pas convaincu du fait que ce besoin de silence relevât d’une spiritualité religieuse. C’est en me rendant en Asie que j’ai découvert la méditation et le bouddhisme zen, que j’ai essentiellement appris par mimétisme auprès de moines.

Lire l’article / Le monde du 30 juin 2019

Démocratiser la méditation…

  « Nous avons un combat à mener pour démocratiser la méditation » dixit Delphine Batho ( Le Monde.fr) 

gérer son stress avec la méditation

Nombreux sont ceux qui consacrent quotidiennement un temps à la méditation. Chaque semaine, l’un de ces aventuriers de l’intime nous raconte pourquoi il médite. Premier épisode : Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, députée et présidente de Génération écologie.

Lire l’article / Le Monde du 23 Juin 

 

La Pleine conscience et les institutions publiques

Les  interventions basées sur la Pleine conscience  peuvent-elles  apporter des réponses concrètes aux enjeux sociétaux que sont la santé mentale, les troubles de l’attention à l’école, le stress et le burn-out au travail, et la réinsertion des détenus ? 

A l’image de la  » Mindfulness Initiative » en Grande Bretagne , le think tank Initiative Mindfulness France est né du projet de promouvoir la Mindfulness auprès des institutions publiques  et du monde politique. 

 

Un rapport est né, en décembre 2017, très complet, qui dresse l’état des lieux des avancées de la Mindfulness dans les différents secteurs de la société française – santé, travail, éducation, justice 

 Télécharger le rapport  

 

 

 

 

La Grande Bretagne, 2 ans avant …

En 2015, plus de 100 députés du Parlement britannique ont suivi un cursus de formation à la pleine conscience. A l’issue de  cette expérience, le Mindfulness All-Party Parliamentary Group (MAPPG) a été créé, co-présidé par un député travailliste et par un député conservateur, avec la mission de passer en revue les travaux scientifiques sur le sujet et de faire des recommandations de politiques publiques au gouvernement.

     Télécharger le rapport du MAPPG

Thich Nhat Hanh- Time Magazine

Le moine qui a enseigné au monde la pleine conscience attend la fin de cette vie

PAR LIAM FITZPATRICK / HUE, VIETNAM  

24 JANVIER 2019
méditation de pleine conscience
Thich-Naht-Hanh, monastère le village des Pruniers. Photo non datée
 

Dans un temple bouddhiste à l’extérieur de Hue, Thich Nhat Hanh, 92 ans, capitale du Vietnam, est arrivé à une «transition» discrète, comme le disent ses disciples. Le moine souffrant, cité par les présidents et salué par Oprah Winfrey comme «l’un des leaders spirituels les plus influents de notre époque» – refuse les médicaments prescrits après un accident vasculaire cérébral en 2014. Il repose dans une villa au 19ème siècle Hieu Pagoda, en attente de libération de la nature cyclique de l’existence.

À la porte, les fidèles prennent des photos. Certains sont partis d’Europe pour avoir un aperçu de Thay, comme ils l’appellent, utilisant le mot vietnamien pour enseignant. Depuis son arrivée le 28 octobre, il a fait plusieurs apparitions dans un fauteuil roulant, accueilli par des centaines de pèlerins, bien que les pluies et sa fragilité les aient en grande partie arrêtées. Par un après-midi humide de décembre, les stores ont été retirés afin que TIME puisse observer le moine en train de recevoir la visite de deux diplomates américains. Le maître zen, incapable de parler, semblait pouvoir respirer à tout moment. Sa chambre est dépourvue de tout mobilier simple. Né Nguyen Xuan Bao, il a été banni dans les années 1960, lorsque le gouvernement sud-vietnamien a qualifié de traître son refus de cautionner la guerre contre le communisme. Il est maintenant de retour dans le temple où il a prononcé ses vœux à 16 ans, après 40 ans d’exil.tro ve – «revenant» – dans son propre coup de pinceau.

lire l’article 

Ce qu’est et ce que n’est pas la méditation de pleine conscience

 

   

On prête moult vertus à la méditation de Pleine conscience. Mais que cache ce sponsoring débridé ? Est-ce la réalité ? Réponse de Geneviève Hamelet, présidente de l’Association pour le Développement de la Mindfulness en France, qui balaie de nombreuses idées reçues.
 

De nos jours, la méditation de Pleine conscience s’invite partout, sur nos smartphones, dans les librairies, les hôpitaux, les open spaces… Est-ce une pratique contemporaine ? 

Pas du tout ! C’est le Bouddha qui en a parlé pour la première fois. Pour lui, l’entraînement de la conscience était, en soi, un chemin complet vers l’Éveil. L’un de ses premiers enseignements, qui est retranscrit dans le grand sutra (1) « Satipatthana » (en pali) sur les quatre fondements de l’établissement de la Pleine conscience, également appelé parfois « Les quatre placements de l’attention », y fait référence. C’est pourquoi cette pratique est présente dans toutes les écoles bouddhistes, le Theravada, le Mahayana et le Vajrayana. Elle prend simplement des formes et des noms différents selon les cultures et les traditions.

En quoi consiste la Pleine conscience ?

Avant d’expliquer ce qu’est cette méthode, revenons d’abord sur ce terme. Le mot d’origine, pali, a été successivement traduit en anglais par « mindfulness », puis en français par « Pleine conscience », et désormais, de plus en plus souvent, en France, par « présence attentive » ou « présence consciente ».
En Occident, c’est Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, enseignant et docteur en biologie moléculaire, qui après avoir découvert et pratiqué la pleine conscience avec plusieurs maîtres dont le Coréen Seung Sahn, dans les années 70, a développé le premier, en 1979, la MBSR, une méthode de réduction du stress basée sur la Pleine conscience. Pour lui, la Pleine conscience opère à partir du moment où l’on pose son attention sans jugement sur l’expérience qui se déploie, dans l’instant présent. Le support de l’attention peut être un objet interne ou externe : notre respiration, une partie de notre corps, une statue ou même un caillou. Cette approche, centrée sur le moment, favorise la construction d’une nouvelle attitude à l’égard des pensées, émotions, et comportements, et évite à ceux qui la pratiquent de développer des ruminations négatives qui génèrent des états d’esprit faits de tristesse, d’angoisse, de peur et de mal-être.

Continuer la lecture de Ce qu’est et ce que n’est pas la méditation de pleine conscience

Méditation et caution du monde médical

Article paru dans Le Monde du 14 janv 2019 

Jean-Gérard Bloch, pionnier de la méditation thérapeutique

Créateur à Strasbourg du premier diplôme universitaire « médecine, méditation et neurosciences », ce rhumatologue milite pour que la pleine conscience soit exploitée médicalement.

programme MBSR

« Connaître la nature humaine. » Telle était l’ambition du jeune Jean-Gérard en entamant ses études de médecine à l’université de Strasbourg, dans les années 1980. « A cette époque, je fus à la fois satisfait et déçu. Car, si l’enseignement était passionnant, il manquait une certaine unité dans le lien corps-esprit », reconnaît aujourd’hui le docteur Bloch, la voix grave et posée. Ce manque, il le comblera en partie avec la méditation. « Je l’ai étudiée et pratiquée pendant plus de vingt ans et, petit à petit, je l’ai intégrée dans ma profession. En constatant à quel point la méditation avait changé ma vie, ouvert non seulement l’esprit mais le cœur aussi, j’ai voulu en faire profiter mes patients et les professionnels de santé. » Ce spécialiste en rhumatologie décide alors de développer une approche de médecine intégrative à l’hôpital et à l’université de Strasbourg. Convaincu des bienfaits de la méditation thérapeutique, il crée en 2012 le premier diplôme universitaire (DU) « médecine, méditation et neurosciences » en France, avec le professeur Gilles Bertschy, psychiatre, et le soutien du professeur Jean Sibilia, doyen de la ­faculté de médecine de Strasbourg. Il doit pour cela braver obstacles et préjugés. Si certains collègues avaient froncé les sourcils à l’annonce de ce DU inédit, pour le professeur Sibilia, les réticences étaient essentiellement dues à « un manque de connaissance et de ­curiosité de la part de confrères qui ont une ­vision assez traditionnelle de la médecine ».Jean-Gérard Bloch tente alors de les rassurer en insistant sur le fondement scientifique et laïque de la méditation thérapeutique. Et, s’il a convié le dalaï-lama en 2016 à l’université de Strasbourg pour un dialogue avec des scientifiques, c’est parce que « c’est l’homme de savoir et de sciences que nous avons invité, pas le chef politique ni le guide spirituel », insiste le médecin, qui rappelle que le leader tibétain participe à des rencontres scientifiques dans le monde entier. « Le dalaï-lama reconnaît lui-même que la méditation peut être détachée de tout système de croyance, car c’est une exploration et une science interne de l’esprit », ajoute-il.

Continuer la lecture de Méditation et caution du monde médical