Archives pour la catégorie Actualité scientifique

La méditation comme outil thérapeutique

La méditation de pleine conscience  est en plein essor aujourd’hui mais a t-elle autant de vertus thérapeutiques qu’on lui prête ?

Réponse dans ce dossier très complet du magazine Cerveau et Psycho de 2017 . On y aborde notamment la question du vieillissement cérébral, de la douleur, de la rechute dépressive et comment la méditation interagit dans les différents mécanismes neuronaux, cognitifs ou physiologiques  pour améliorer,  réparer ou soutenir tel ou tel aspect de nous -même. 

A lire si vous voulez comprendre plus en profondeur les bienfaits de cette pratique, pour peu qu’elle soit régulière. 

Petit encadré également sur le  programme MBSR 

Cliquez sur l’image pour accéder au dossier complet 

le programme MBSR

Les 4 constituants du bien-être

méditation-de-pleine-conscience-et-bien-êtreRichard Davidson, professeur de psychologie et de psychiatrie est le fondateur et directeur du Center for Healthy Minds de l’Université du Wisconsin à Madison. Grand spécialiste des émotions et de l’épanouissement humain, il a été l’un des premiers à s’intéresser aux effets de la méditation de pleine conscience sur le cerveau et la santé.  

Je partage avec vous cette conférence ( mars 2016 )  qui a comme thème  les 4 ingrédients du bien -être psychologique 

 

 

 

  •  Résilience / la capacité à se rétablir face à l’adversité

Nous pouvons  aujourd’hui mesurer dans le cerveau les paramètres qui induisent les mécanismes de résilience et les individus qui montrent une plus rapide capacité à revenir à leur seuil sont des personnes qui connaissent des niveaux de bien -être supérieurs parce qu’elles  sont protégées des conséquences néfastes des aléas de la vie . La question soulevée par le chercheur  : la méditation de pleine conscience peut- elle consolider ces circuits neuronaux de la résilience ? oui  mais seulement après de longues heures de pratique …Contrairement aux autres composantes du bien- être, celle là demande de la persévérance. 

  • Perspective/ la capacité à voir le positif chez quelqu’un ou dans une situation

Nous connaissons désormais les circuits neuronaux qui sous-tendent  cette capacité de mise en perspective et nous savons aussi que parmi les gens dépressifs, cette capacité existe mais ne dure pas. Elle est transitoire. La méditation de pleine conscience et plus précisément des pratiques de type metta ( amour bienveillant ) peut activer ces circuits. 

  • Attention 

Richard Davidson se réfère à cette étude de l’université de Harvard  » a wandering mind is an unhappy mind  » ( un esprit vagabond n’est pas un esprit heureux  ) qui révèle que nous sommes inattentifs 74 % de notre temps » et il cite le célèbre psychologue américain  William James «  La faculté de ramener volontairement notre esprit vagabond est la racine même de notre caractère et de notre volonté  et une éducation qui tendrait à améliorer cette capacité serait l’Education par excellence »   Si William James avait eu plus de connaissance des traditions contemplatives, conclut RD , il aurait su instantanément à quel point elles peuvent être un véhicule pour travailler son attention.

  • Générosité 

Il  y a désormais pléthore d’études scientifiques qui montrent que quand des individus s’engagent dans des comportements altruistes, ils activent des circuits neuronaux qui entretiennent le bien- être et cette activation est bien plus probante que d’autres activation issus de comportements positifs. 

 

 

 

APPRENDRE LA MEDITATION AVEC LE PROGRAMME MBSR

Comment le silence agit-il sur notre cerveau ?

 

méditer pour se soigner

Le neuroscientifique Michel Le Van Quyen était l’invité de La Tête au carré pour parler du pouvoir du silence. Suite à une paralysie faciale, le chercheur se fait arrêter. C’est ainsi qu’il prend conscience du besoin de silence du cerveau et se consacre à l’écriture de son nouveau livre Cerveau et silence. Il nous explique donc pourquoi le silence est primordial pour notre concentration, et même notre santé. 

Réecouter l’émission LES POUVOIRS DU SILENCE

 

Diplôme Universitaire Médecine Méditation Neurosciences de Strasbourg

8eme édition du  DU Médecine, Méditation Neurosciences de l’Université de Strasbourg.

dec 2019 – Janv 2020

J’ai eu l’immense opportunité de faire partie de cette 8eme édition du Diplôme Universitaire « Médecine, Méditation, Neurosciences » mis en place par l’Université de Strasbourg et organisé chaque année dans le cadre de la formation continue des médecins et chercheurs, toutes disciplines confondues désirant s’initier à la méditation, en explorer le champ scientifique ainsi que les pistes thérapeutiques.

N’étant ni médecin, ni chercheuse, j’enseigne le programme MBSR à Paris depuis 6 ans et ce DU fait partie du parcours de formation des instructeurs C’est à ce titre que ma candidature a été retenue.

Nous voilà donc 57 en tout, venus de toute la France,  au plus fort des grèves, réunis pour l’occasion au Mont Saint Odile, lieu magique , sous plein d’aspects. Expérience inédite pour la plupart d’entre nous. Beaucoup des participants découvraient la méditation pour la première fois.

A l’origine de ce Diplôme Universitaire pas comme les autres le Pr Jean Gérard Bloch. Rhumatologue, directeur des enseignements de l’Université, passionné de sciences et méditant assidu, l ‘un des premiers médecins à mettre en avant le rôle que peut jouer la méditation pour la santé.

A ses côtés pour co -animer la pratique méditative proposée tout le long de ce séminaire, Erick Rienner, pratiquant assidu de méditation et excellent pédagogue.

 
Au programme : 
La conscience peut-elle être un objet de science? Quel lien établir entre Bouddhisme et sciences de la nature ? Méditation, stress et monde moderne. Neurophysiologie de l’attention. Méditation et plasticité cérébrale. Compassion et neurosciences. Epigénétique et méditation. Le modèle psycho-neuro-endocrino-immunologique, les échelles d’évaluation de la pleine conscience. 

Ce DU s’est effectué en 2 temps: 
Semaine 1 – décembre 2019 
Semaine 2- Janvier 2020 

Moments  de pratique et de partage alternant avec une partie théorique ( liste des intervenants ci -dessous )  
Chaque matin une méditation marchée à  7 h 30 , précédée d’une méditation assise en intérieur.  Voilà comment commençaient nos journées.

Meditation et recherches scientifiques
Mont Saint Odile Dec 2019 © E Degrave

Les intervenants : 

 Patricia TASSI Professeur en psychologie clinique.
«Qu’est ce qui fait que nous comprenons les choses différemment? »

Michel ODOUL.
Les liens corps-esprit dans la médecine traditionnelle chinoise. 

Jean Yves LELOUP 
Qui étaient les thérapeutes d’Alexandrie ? 

Christian BONAH.
Histoire de la médecine occidentale et des liens corps-esprit. 
Histoire et épistémologie des sciences 

Jean Marie LUMINOR
Le cerveau humain à la lumière de la morphologie évolutive.

Jean Philippe LACHAUX, neurobiologiste. INSERM Lyon 
Qu’est ce qu’un cerveau attentif ?

Antoine LUTZ, neurobilogiste, INSERM lyon
Neuroplasticité cérébrale et changements neuro anatomiques induits par la méditation. Méditation et régulation de la douleur.  

Perla KALIMAN dr en biochimie 
Comment notre ADN devient-elle sensible à notre environnement? Epigénétique et méditation.  

Pr Tania Singer .  Directrice du département de neurosciences sociales de l’Institut  Max Planck à Leipzig. 
Méditation et compassion 

Pr Michel Bitbol, chercheur en philosophie des sciences 
Méditation Littérature et philosophie
Le bouddhisme et la science
Le bouddhisme et la physique quantique 

Pr Jean Gérard Bloch, 
La pratique phénoménologique
Le programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience
Les fondements de l’enseignement Unité dans la Dualité 

Pr Gilles Bertschy
Sommaire des études cliniques sur la méditation de pleine conscience 

 

 

 

 

 

 

Méditer fait du bien au cerveau – article paru dans Les Echos ( sept 2019 )

Le neurologue belge Steven Laureys publie chez Odile Jacob un livre très accessible montrant tous les bienfaits de la méditation sur notre esprit. Le moine bouddhiste Matthieu Ricard a été son cobaye avant de devenir son préfacier.

 

la méditation et ses effets sur le cerveau
MATLAB Handle Graphics

Les livres sur la méditation font florès. Mais  « La Méditation, c’est bon pour le cerveau » (Odile Jacob, septembre 2019) se détache du lot, en ce sens qu’il est signé par un neurologue mondialement réputé. Le Dr Steven Laureys dirige, au CHU de Liège, le Centre du cerveau. Spécialiste du coma et des états de conscience altérés, il fait le point sur tout ce que la neurologie a pu apprendre et démontrer au sujet des bienfaits de cette pratique héritée du bouddhisme sur notre matière grise et notre état mental. Passionnant.

Votre livre illustre l’intérêt que la méditation, sous ses différentes formes (« de concentration sur la respiration », « de pleine conscience »), commence à susciter dans la communauté neuromédicale. Où en sont les recherches sur ce que vous appelez les « neurosciences contemplatives » ?

 

On constate depuis le début des années 2000 une montée en flèche du nombre d’études sur la méditation. Rien que l’an dernier, on a recensé plus de 1.200 articles scientifiques sur la seule méditation de pleine conscience, ce qui traduit à l’évidence un intérêt réel et grandissant. Cela dit, du point de vue méthodologique, toutes ces études ne se valent pas, il y a à boire et à manger. Si l’on ne considère que les études cliniques, plus lourdes à mettre en place mais aussi plus rigoureuses et plus solides, la méditation est encore loin de faire jeu égal avec la médication ! Un peu plus de 1.300 études cliniques lui ont été consacrées au cours des vingt dernières années, un chiffre à comparer aux 4.500 études cliniques conduites en moyenne chaque année sur les antidépresseurs. A l’évidence, on ne peut pas attendre de l’industrie pharmaceutique qu’elle consacre autant d’argent à la méditation, qui représente pour elle un retour sur investissement nul, qu’au développement de nouvelles molécules. La médecine d’aujourd’hui néglige encore trop les alternatives à la pharmacopée, qu’il s’agisse de la méditation ou d’autres techniques. Je suis convaincu que la médecine de demain sera plus globale, plus intégrative : elle piochera plus volontiers dans une boîte à outils qui contiendra les médicaments, car il est évident que ceux-ci sont parfois nécessaires, mais ne s’y limitera pas.

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Notre cerveau est plastique…

cours de méditation Paris

Notre cerveau est un organe dynamique qui évolue tout au long de notre vie. L’imagerie cérébrale par IRM a montré que notre cerveau se remodèle en fonction des apprentissages et des expériences que nous traversons, créant ainsi de nouveaux neurones et connections neuronales. 

Cette video l’explique très simplement . 

 

L’étude DREAM

Est-il possible de repérer par EEG la dérive attentionnelle?  Que se passe t-il sur la machine quand je suis mindful et quand je ne le suis pas? Telle est l’objet de l’étude à laquelle j’ai participé à l’ ESPCI de Paris  ( déc 2018) 

 

 

« L’étude DREAM de l’équipe interfaces cerveau-machine du laboratoire PLASTICITE DU CERVEAU  porte sur les processus attentionnels, en particulier une comparaison des états de dérive attentionnelle (quand nous rêvassons, autrement appelé mode du « pilote automatique ») par rapport à l’état mindful ( quand l’esprit est dans    l’instant présent). 

L’objectif de cette étude est d’identifier des marqueurs 
électroencéphalographiques (EEG) pour détecter en temps-réel la dérive attentionnelle, par rapport aux états mindfuls.  Les participants effectuent certaines pratiques telles que des méditations sur le souffle, ou sur le champ visuel, pendant que des électrodes EEG collectent leur activité cérébrale.  »

Laboratoire Plasticité du Cerveau, CNRS, UMR 8249, ESPCI paris  www.bio.espci.fr

 

Notre esprit vagabonde la moitié du temps – Etude Harvard

Selon une étude récente réalisée à l’université de Harvard, le vagabondage mental serait une entrave au bonheur …

gérer son stress

Notre attention est certainement une de nos plus grandes ressources.  Et  pourtant,  nous la malmenons  et de plus en plus. L’ « hyper-connexion » nous rendant connectés 24 heures sur 24 est la source croissante de notre inattention, impactant de façon considérable notre présence à la vie… et donc notre bien être.  Continuer la lecture de Notre esprit vagabonde la moitié du temps – Etude Harvard