Ma rencontre avec la Méditation

Professeur-QeeCela va faire 6 ans . C’était à Paris, dans une salle bondée, tous réunis pour entendre lama Sogyal Rinpoché, une sorte de « super lama »  m’avait –on expliqué, reconnu dans le bouddhisme pour avoir écrit le livre qui compte : Le livre tibétain de la vie et de la mort . Une valeur sûre, donc, avais –je pensé, à juste titre, pour enfin explorer, ce samedi matin, les grandes lignes de la parole du Bouddha, moi la profane que j’étais.

Je me souviens maintenant, lorsqu’il est monté sur l’estrade pour prendre la parole devant cette assemblée d’un millier de personnes, j’ai tout de suite ressenti la drôlerie du personnage avant de m’apercevoir que j’avais affaire à un érudit. …

Après quelques minutes, il s’est mis, sans détours, à nous faire méditer. Le silence qui d’un coup traversa la salle m’a littéralement saisie, émue, scotchée. Autant que les concerts de Patti Smith dont je suis depuis  la fan inconditionnelle. J’avais acheté mon billet d’entrée juste pour le samedi matin. J’y suis resté les trois jours, espérant à chaque fois qu’il nous fasse méditer encore et encore… Ce qu’il fit, à plusieurs reprises. Merci à lui.

Est-ce dans cette salle, assise sur cette chaise de camping pliante que j’ai compris que je méditerais toute ma vie ?

Depuis ce jour, j’ai sauté à pieds joints dans la méditation et une nouvelle vie a commencé. Je me rends dans des retraites type Vipassana où l’on médite de 4 heures 30 du matin jusqu’au soir. Finies les soirées alcoolisées du jour de l’an, c’est dorénavant au village des Pruniers, communauté bouddhiste fondée par le vénérable maître Tich Nath Han –la Mecque de la Pleine Conscience – que je réveillonne. J’écoute et je lis tout ce qu’il est possible d’écouter et de lire sur le sujet. Je fends Paris pour aller pratiquer en groupe les soirs de semaine et je médite le matin, toute seule, trente minutes, entre le café et la douche. Une journée commencée sans ma médit n’est pas la même journée.

La méditation m’a non seulement littéralement happée mais elle a fait de moi une autre personne.

J’assiste avec perplexité à ma mue et je ne sais pas si cela va s’arrêter un jour ni où cela va me conduire. Pour résumer : Je dors mieux. J’ai arrêté de manger n’importe quoi. Je juge moins. Je désencombre mes étagères, je consomme moins. Je simplifie ma vie au max et surtout j’ai moins peur de tout. Je travaille beaucoup moins et ça me plaît. Je gagne moins d’argent et je m’en fous.

La méditation m’a fait lâcher des pans entiers de ma vie, moi la fille -droguée -au travail -hyper- cadrée- et –anxieuse que j’étais. Jusqu’où vais –je aller ? je n’en sais rien et cela ne m’inquiète pas. Mon petit doigt – que j’ai toujours écouté – me dit que je ne suis pas en danger car globalement, j’ai le sentiment d’être définitivement mieux dans ma peau depuis que j’ai enfin trouvé ma complétude .

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Mindfulness : Méditation de pleine conscience par Sylvie Chabas